Franz Kafka a-t-il eu la misophonie ?

Aujourd’hui, 3 juillet 2022, aurait été romancier Franz Kafka.

Kafka a été une énigme de son vivant et a fait l’objet de nombreuses spéculations depuis sa mort en 1924. L’un des sujets qui est souvent mentionné à propos de Kafka est son aversion pour les bruits, un thème qui est clair dans sa fiction ainsi que dans ses lettres et notes personnelles.

Pour son anniversaire, nous nous penchons sur la revendication que Kafka avait misophonie.

Nous incluons également sa courte pièce, « Great Noise », une vignette autobiographique qui dépeint la frustration de Kafka face aux sons de la maison et l’angoisse que ceux-ci lui ont causée.

De manière anecdotique, de nombreuses personnes qui éprouvent des sensibilités sensorielles comme misophonia sont également artistiquement créatifs.


Bonus : « Grand bruit » de Franz Kafka [1911]

Je suis assis dans ma chambre, le centre sonore de tout l’appartement. Je peux entendre chaque porte claquer et donc je ne peux pas entendre les pas des personnes qui marchent entre elles, ni entendre la porte du poêle claquer dans la cuisine. Mon père enfonce la porte de ma chambre et entre vêtu d’une robe flottante ; Dans la pièce voisine, il gratte les cendres du poêle. Valli demande, en criant chaque mot dans le couloir, si le chapeau de mon père est déjà nettoyé. Il y a un sifflement qui pense que c’est mon ami mais qui élève les voix qui répondent. La porte de l’appartement bâille et gémit comme si elle sortait de la gorge endolorie d’un chahuteur, puis s’ouvre davantage avec le chant d’une voix féminine et se referme finalement avec un fracas sourd et final. Mon père est parti ; Commence alors un bourdonnement plus doux, diffus, désespéré, mené par les voix de deux canaris. J’y réfléchis souvent : avec leurs gazouillis, je pense que je devrais ouvrir la porte toute grande, ramper comme un serpent dans la pièce voisine et demander à mes sœurs et à leur jeune amie sur le sol de Silence.

[Adapté pour cet article par C. Edwards]

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